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11 avril 2012

Quoi de neuf?

La semaine dernière était placée sous le signe de la culture. Oui, de temps en temps, ça ne fait pas de mal. On peut dire que mon retour à Paris a été plutôt mouvementé et fort en émotions! Je vous propose de se refaire cette semaine avec un article 3 en 1 où nous parlerons cinéma, musique et théâtre.

Côté ciné


Mardi dernier, j'ai eu l'occasion d'assister à l'avant-première de Radiostars au Forum des Images, en présence d'une partie de l'équipe du film. A mon grand désespoir, Clovis Cornillac n'était pas présent, mais c'était très sympa quand même.
Puisque des images valent parfois mieux que des mots, voici la bande-annonce: 


Comme la plupart des bande-annonces que je vois, cela ne me donne pas forcément envie de me déplacer. Et pourtant! Ce fut une très bonne surprise. Des acteurs attachants, des répliques hilarantes, une bande son de fou... Bref, une aventure bien rythmée de manière générale. On y trouve des acteurs déjà célèbres mais également des petits jeunes inconnus au bataillon, mais qui me semblent très prometteurs (Smitheeeeers!).  Malgré un ou deux passages un peu trop "français" à mon goût, j'ai passé un excellent moment. Alors bravo à Romain Levy, à Mathieu Oullion ainsi qu'au reste de l'équipe! Et pour finir la soirée en beauté, j'ai eu le droit à ma petite photo avec Manu Payet (Merci Jade!). D'ailleurs, filez le voir, il sort aujourd'hui!

Côté musique


June Hill, je vous en ai déjà parlé il y a un peu plus d'un an, c'était ici. Depuis le groupe bordelais continue son petit bonhomme de chemin: concerts entre Bordeaux et Paris, en finale de Génération Réservoir qui s'est déroulée à l'Olympia le 8 mars dernier (tout de même), un passage dans Taratata et j'en passe. J'ai assisté à plusieurs de leurs concerts et à chaque fois, ça envoie le pâté! Mercredi dernier, ils jouaient au Réservoir et encore une fois, je n'ai pas regretté de m'être déplacée. Je vous reparlerai probablement de ce groupe pop/rock/folk dans quelques mois, avec une petite surprise à la clé ;)

Voici leur dernière vidéo en date: une reprise bien sympa de Know your enemy de Rage Against The Machine.


June Hill, c'est aussi sur Myspace et Facebook

Côté théâtre


Pour terminer cette semaine culture, je voudrais dire quelques mots sur une pièce que j'ai eu la chance de voir vendredi dernier, au théâtre Marigny. Il s'agit de Lucide, de Rafael Spregelburd, mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo, avec Karine Viard, Léa Drucker, Micha Lescot et Philippe Vieux. 



C'est avant tout l'histoire d'une famille qui porte un secret assez lourd. Je n'ai pas envie de trop en dire. J'aurais du mal à retranscrire l'atmosphère qui se dégage de cette pièce. Je dirais simplement que les acteurs sont géniaux. Ils nous transportent entre le réel et l'imaginaire. D'ailleurs, parfois on ne sait plus bien dans quel monde se situer. Malgré un sujet qui peut paraître noir, il s'agit bel et bien d'une comédie, où l'on ne s'ennuie pas car on rigole du début à la fin. Je suis très contente d'avoir pu voir Karine Viard sur scène. C'est une actrice que j'aime beaucoup et ce soir-là, elle a été particulièrement épatante...


Et vous, quoi de neuf ces derniers temps?

29 février 2012

Les Infidèles


Aujourd'hui c'est mercredi, et le mercredi c'est le jour des sorties cinés! (Oui, d'accord, je ne vous apprends rien). Mais aujourd'hui on est surtout le mercredi 29 février 2012, jour de sortie des Infidèles et ça, c'est chouette! J'attendais ce film avec impatience et j'avoue que je ne suis pas déçue.


Voici le topo. Il s'agit d'un film fait de plusieurs histoires. Les sketchs, imaginés par 7 réalisateurs, s'enchaînent et nous entraînent. Chacun d'eux aborde l'infidélité et nous propose des variations autour du sujet. Jean Dujardin et Gilles Lellouche y incarnent différents hommes: du loser rejeté par ses collègues au quadragénaire qui s'entiche d'une adolescente, ils sont tous là! Ce sont de simples gars qui cherchent à s'évader de leur quotidien routinier et/ou qui refusent simplement de laisser leur jeunesse derrière eux et trompent leur femme pour se sentir vivants.


J'avais peur de voir un énième film macho ou moralisateur sur l'infidélité. Et bien non! J'ai trouvé que le sujet a été bien traité. On n'a même pas envie de juger qui que ce soit. Jean Dujardin et Gilles Lellouche jouent à merveille: ils sont drôles et attachants. Bien que l'infidélité semble être une fatalité et que certains moments du film foutent carrément les glandes, qu'est-ce que j'ai pu rigoler, toute seule au fond de mon siège! J'ai notamment cru que j'allais mourir étouffée durant un passage mettant en scène une réunion des IA (Infidèles Anonymes), avec un Guillaume Canet plus fayot que jamais (mais je n'en dirai pas plus...)! J'ai retrouvé d'autres acteurs que j'apprécie comme Alexandra Lamy, Sandrine Kiberlain ou encore Manu Payet, ce qui nous fait encore un bon point pour ce film.
Je me suis tellement amusée que quand est arrivé le générique de fin, j'ai failli crié "une autre, une autre!". Alors, je vous conseille d'aller le voir si vous avez un moment car, en plus de tout ce que je viens de dire, la bande-son est géniale et, fait non négligeable, Jean et Gilles sont juste CANONS!


Finalement, Jean et Gilles, peu importe ce qu'ils font, je les trouve touchants et moi, j'ai envie de leur rester fidèle!

18 janvier 2012

L'amour dure trois ans... on y va ou pas?


"L'amour est comme la brume qui disparaît à la première lueur de réalité". Ce sont sur ces mots de Charles Bukowski que débute le nouveau film de Frédéric Beigbeder, L'amour dure trois ans, tiré de son livre éponyme ( paru en 2001 ). Marc Marronnier (Gaspard Proust), critique littéraire et chroniqueur mondain, divorce d'avec Anne. Cet épisode lui laisse un goût amer. Il ne croit plus en l'amour. En tout cas, pas à celui qui dure au-delà de trois ans car "l'amour diminue avec le temps" jusqu'à ce qu'on finisse par se détester ou plus simplement s'ignorer (Non, je ne parle pas de Simone) (Désolée, le sujet m'angoisse, il fallait une note d'humour). Il se met alors à écrire sur l'amour. Il s'interroge, retourne la question dans tous les sens. Ce qui en ressort, c'est un roman qui dépeint l'amour "comme un combat perdu d'avance". Une éditrice (Valérie Lemercier) le publie, sous le pseudonyme de Feodor Belvédère. Entre temps, Marc rencontre Alice (Louise Bourgoin), la femme de son cousin, qui devient une véritable obsession. Avec beaucoup de persévérance, la belle finit par craquer. Ils redécouvrent ensemble les premiers frissons de l'amour... jusqu'à ce qu'Alice apprenne que l'auteur du livre "le plus misogyne de l'année" n'est autre que Marc...

J'ai lu le livre il y a plusieurs années déjà et j'avoue ne pas en avoir gardé un souvenir impérissable. Non pas qu'il n'est pas bien. C'est que d'une part, j'ai une mémoire de poisson rouge, et d'autre part l'écriture made in Beigbeder, bien que pleine d'idées et d'humour, est assez simple et parfois vulgaire. Je me rappelle seulement que c'était agréable à lire sans être une œuvre inoubliable. En tout cas, je ne me risquerai pas à comparer le film et le bouquin. Bref, je suis donc allée avec une amie au cinéma Wepler (Place de Clichy) ce mercredi 18 janvier (jour de sortie du film) où l'on a pu apercevoir Frédéric Beigbeder et les deux producteurs du film, venus défendre leur bébé au début de la séance.


On y va:
* si on aime les comédies légères et sympathiques.
* si on sort d'une rupture douloureuse et que, comme le personnage principal, on se dit que l'amour ne vaut peut-être pas le coup, car au final, le message que renvoie le film est plutôt positif.
* On rit quand même à plusieurs reprises grâce à des répliques "coup de poing" et certaines situations rocambolesques.
* pour le plaisir de retrouver Joey Starr à l'écran, dans un rôle où on ne l'attendait vraiment pas. 
* si on aime Louise Bourgoin, qui se met à nu dans le film (dans tous les sens du terme).

On laisse tomber:
* si on n'aime pas l'humour Beigbeder (forcément, ça paraît logique...).
* le jeu de Gaspard Proust m'a légèrement agacée avec une élocution parfois très "16ème arrondissement". Tantôt, il m'a fait sourire, tantôt, j'avais envie de lui mettre une claque. En même temps, c'est le personnage qui veut ça. Peut-être.

Dans l'ensemble, le film n'est pas déplaisant. Il y a quand même une réelle volonté de s'interroger sur ce sujet complexe qu'est l'amour. J'avoue avoir relativisé certaines choses après visionnage.

Avez-vous projeté d'aller le voir?

26 décembre 2011

Le livre sans nom laisse sans voix


Oyez, oyez! Ceci est pour tous les fans de l'univers déjanté de Quentin Tarantino et/ou les amoureux de thrillers bien ficelés. Il y a quelque temps, je me suis lancée dans la lecture du livre sans nom, conseillé par plusieurs personnes de mon entourage. The book with no name (titre original) a connu une ascension fulgurante. C'est en 2007 que cet ouvrage a été posté anonymement sur Internet. Le texte rencontre un sacré succès auprès des internautes et va être publié ensuite en Angleterre et aux Etats-Unis. Là encore, c'est un carton.

Alors, c'est parti: je m'installe dans mon lit, bien au chaud et prête pour l'aventure qui, m'a-t-on dit, promet d'être grandiose. Dès les premières pages, je me retrouve plongée dans une ambiance western (et pourtant, il n'y a pas de cowboys à proprement parler) avec un bar, de l'alcool, des gros durs et surtout une tension palpable, présente tout au long du récit.
Il est assez difficile de faire un résumé de ce livre car il est composé de plusieurs petites histoires qui, au final, se recoupent pour créer un truc complètement loufoque. Pour faire court, l'histoire se déroule à Santa Mondega, en Amérique du Sud. Des personnes assassinées froidement après avoir lu un étrange livre sans nom, une lutte acharnée pour acquérir une pierre précieuse qui confèrerait certains pouvoirs, des clins d'oeil cinématographiques en rafale et des personnages hauts en couleurs: des moines, des criminels, des flics, des gens qui passaient simplement là par hasard. Le Bourbon Kid, Jefe, El Santino, Marcus la fouine, Rodeo Rex ou encore Elvis viennent rythmés un récit entre le thriller et le fantastique. 
Bref, ce bouquin est tout simplement génial et nous fait passer par plein d'émotions différentes. Tension, rire, effroi, admiration, suspense et surprise sont au rendez-vous.

Et bien qu'on puisse s'arrêter là et s'en tenir à la fin apportée par le livre sans nom, la suite de l'aventure continue dans deux autres tomes: L'Oeil de la lune et Le cimetière du diable. Je me lancerai probablement dans cette suite tant je me suis éclatée à lire le premier volet...

Alors, ce livre vous tente-t-il?

20 juillet 2011

The Wall Live 2011: Roger Waters est un Dieu


Oui c'est moi, vous ne rêvez pas! J'avais juste disparu quelques jours (mois?). Je voyage beaucoup en ce moment, je suis complètement déphasée entre Milan (Marions dans le Sud-Ouest de la France) et New-York (Côte d'Azur), je n'ai absolument pas une minute à moi! Ouais, enfin je suis en vacances quoi! D'ailleurs, je trouve ça marrant. C'est toujours quand on est en vacances qu'on ne trouve pas le temps de faire les choses qu'on fait durant tout le reste de l'année... Existe-t-il une explication? J'en doute...

Bref, je m'égare là. Je suis en fait venue parler du concert le plus extraordinaire qui m'ait été donné de voir au cours de ma petite vie. Enfin "donné", on se comprend hein! A presque 70 euros la place, il peut être chouette le concert!
(Re) bref.  Le 30 juin dernier, je me suis rendue avec mon papounet et Monsieur mon oncle à Bercy afin d'aller voir Roger Waters à l'occasion de son The Wall Tour (mais si, c'est le gars des Pink Floyd voyons!) pour la deuxième fois. La première fois que je l'ai vu, c'était lors de la tournée Dark Side of The Moon.


The Wall est un double album sorti en 1979, composé de 26 titres (13 sur chaque CD donc). C'est un opéra-rock assez hard tant au niveau des textes qu'au niveau des sonorités. C'est vraiment quelque chose qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche pas jusqu'à la dernière note du dernier morceau. D'ailleurs The Wall est plus qu'un album. C'est devenu un concept, traité par trois volets: l'album, sa représentation scénique et un film qui sortira en 1982. La thématique principale est celle de l'isolement et de ce qui en découle, à savoir la folie. The Wall c'est en fait l'histoire d'un gars nommé Pink, anti-héro et future rock star. Sa vie démarre mal: son père est tué durant la Seconde Guerre Mondiale (tout comme le père du principal auteur de l'album, Waters), sa mère le surprotège et il refuse de se transformer en un petit mouton docile, moule que ses professeurs veulent lui imposer.

Je ne ferai pas une critique poussée de l'album ni raconter l'histoire dans son intégralité (ce serait beaucoup trop long et surtout trop complexe...). Je suis juste venue dire que The Wall Live est un très grand spectacle. Un décor sublime toujours en mouvement, un jeu de lumière époustouflant et une qualité de son irréprochable. L'installation est tellement énorme que pas moins de trois camions sont nécessaires. Et pendant que la scène est prête pour accueillir Waters et sa troupe, une autre est en train d'être montée pour le prochain concert. 


Le show se découpe en deux parties: la première où le fameux mur se construit petit à petit et la deuxième partie qui se déroule donc derrière ce mur (avec quelques trous pour laisser entrevoir Waters, les musiciens ou des petites mises en scène qui illustrent la chanson). J'ai vraiment été impressionnée par ce mur (en même temps, c'est le but) qui était plus que gigantesque et sur lequel était projeté des images (dont des extraits du film). Et bien évidemment, le mur va s'écrouler, et c'est le moment magique de Outside the wall...




Et là, j'ai envie de chanter "I've had the time of my liiiiiiife and I never felt this way before". Et non, je n'exagère pas... D'ailleurs pour l'anecdote: à un moment, Waters dégaine une mitraillette et feint de tirer sur la foule, droit devant lui. Le son des coups tirés était tellement réaliste (oui, j'avais carrément mal dans ma cage thoracique), que j'ai soulevé mon tee-shirt pour vérifier que je ne saignais pas. 

Mon seul regret: ne pas avoir été présente lors du concert à Londres, où David Gilmour est venu rejoindre Waters pour titiller les cordes de sa guitare sur Comfortably Numb... Snif.


Ah non, regret n°2: ne pas avoir emporté d'appareil photo... J'ai donc pioché des clichés sur Google Image des différents représentations.

28 juin 2011

La fin du monde: pour ou contre?

Oui enfin j'imagine que vous êtes plutôt contre. A moins d'avoir des tendances suicidaires, et dans ce cas-là, il vaut mieux consulter un psy plutôt que ce blog. BREF! La véritable question était donc: croyez-vous à la fin du monde pour 2012? Parce que depuis plusieurs années, on entend parler que de ça! Même Rihanna, Britney ou dernièrement Chris Brown & Justin Bieber poussent la chansonnette sur fond d'apocalypse (d'ailleurs, elle est à chier cette chanson, non?). 
Moi je n'y crois pas. Ou du moins pas pour tout de suite. Et puis, ce ne serait pas la première fois qu'une espèce disparaîtrait (oui, souvenez-vous les dinosaures. Petit Pied et tous les autres!). De toute façon, on verra bien quand on y sera. Et très franchement, on l'aura bien mérité, non?

Tout ce blabla était en fait une introduction pour vous parler de mes dernières lectures, qui tournent autour de ce sujet, et qui m'ont tenu en haleine du début à la fin.



Nous sommes en 2052, en plein Paris. La vie est bien différente de celle que l'on connaît actuellement et bien plus mécanisée encore (oui, c'est possible). Désormais, on peut se servir un verre de lait directement au robinet, entre l'eau chaude et l'eau froide. Au restaurant, on trouve un énorme morceau de viande sous cloche, qui se régénère à chaque fois qu'on en découpe un bout. L'agriculture ne connaît plus la crise: on arrive à faire pousser des légumes sans eau, sans lumière. Mais que se passe-t-il lorsque ce monde empli de technologies s'effondre? Les avions tombent du ciel, les voitures n'avancent plus, il n'y a plus d'électricité nulle part... La panique a raison de l'humanité. La violence et le crime s'emparent de la ville. C'est chacun pour soi, quitte à devoir manger son voisin pour survivre. Pour les survivants, il faut apprendre à se débrouiller sans outils. Le plus dur est de ne pas reproduire le même schéma. Celui qui a conduit l'humanité à sa perte. Ne pas remplacer l'effort par une machine. Mais est-ce vraiment possible?


Un couple de chercheurs est contacté par la Commission Européenne pour une mission urgente. Sans avoir plus d'informations, ils acceptent. Leur curiosité est bien trop importante pour refuser. La femme est envoyée seule, sur l'île de Fatu Hiva. L'homme, quant à lui, rejoint une équipe de scientifiques, tous plus mystérieux les uns que les autres, à l'Observatoire du Pic du Midi. Ce qui leur paraissait être une expérience palpitante et privilégiée tourne au cauchemar lorsque toutes les communications sont coupées. Dans un contexte où les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et où le nombre de tueurs en série augmente de manière considérable, il y a de quoi se poser des questions. Surtout que les chercheurs n'obtiennent aucun indice quant à leur utilité dans cette mission. 
Utilisant de vraies statistiques, citant des théories d'Adam Smith ou encore de Charles Darwin (en bref, en s'appuyant sur des études réelles et concrètes), Maxime Chattam parvient à nous plonger dans l'horreur et l'angoisse d'une situation pas si absurde que ça. De plus, l'auteur présente d'une main de maître comment le désengagement de l'État ou encore la manipulation génétique peuvent conduire à des expériences râtées et dangereuses. Mais comme il le dit à la fin du livre, on peut toujours se rassurer en se disant que ce n'est qu'un roman... 
Je ne dévoilerai évidemment pas ce qu'est la théorie Gaïa, ce serait gâcher votre plaisir.

PS: Bientôt, un article mode un peu spécial... Je n'en dirai pas plus!

11 mai 2011

Bob Marley: 30 ans déjà...


C'est fou ce que le temps passe vite. Voilà 30 années, jour pour jour, que Bob est décédé et j'ai l'impression que c'était hier. Bon, c'est vrai que je n'étais pas née mais quand même! A l'occasion de cet anniversaire (oui, malheureusement c'en est un), je me devais de marquer le coup avec un petit article. Non, je ne vais pas vous servir la soupe habituelle, à savoir l'intégralité de la bio de Mister Marley parce que d'une, il y a Wikipédia pour ça et de deux, je voudrais faire quelque chose d'un peu plus personnel

Ce qu'il y a de magique avec Bob Marley c'est que nous avons quasiment tous une histoire avec lui, ou du moins avec sa musique. Prenez n'importe quelle personne, de n'importe quelle origine et de n'importe quelle génération, vous constaterez que celle-ci pourra vous citer au moins 3 chansons de l'artiste voire même vous les chantez (oui, même les générations Chantal Goya et NTM). Trois décennies plus tard, "Jamming", "Stir it up" ou encore "Could you be loved" n'ont pas pris une ride et vous ne passerez pas pour un ringard en mettant votre 33 Tours de Bob Marley and the Wailers au cours de la soirée. (Par contre, tu peux virer ceux de Frédéric François et Carlos, là, juste derrière).


Mon histoire avec Bobby
J'ai eu la chance (et l'ai toujours d'ailleurs) d'avoir des parents cools, surtout au niveau musical. Mon (génialissime) guitariste de Papa et ma (merveilleuse) baba de Maman ont constitué au fil des ans une discothèque assez impressionnante avec que du bon dedans. Je n'étais encore qu'un embryon lorsque j'ai découvert Marley et je pense que c'est ça qui m'a poussé à devenir un foetus puis un bébé, puis ce que je suis aujourd'hui. Si je n'avais pas entendu ça, je pense que j'aurais stoppé ma croissance pour ne jamais naître (mais bien sûr...). Enfin voilà, j'écoute cette musique depuis mon plus jeune âge. Quand j'était petite, on entendait tellement de Bob Marley à la maison que je pensais que c'était un ami de la famille et qu'il se pointerait un soir pour prendre l'apéro avec nous (oui, à l'époque, je ne savais pas qu'il était déjà mort...). Et c'est ça que j'aime chez l'artiste. Il crée une sorte de proximité, sa voix et ses paroles deviennent palpables. Oui, comme je l'ai déjà dit, on a quasiment tous une histoire qui se rapporte à Bob. Avouez: qui n'a jamais essayé de serrer Micheline ou Robert en dansant un slow sur "Is this love"?





Aujourd'hui encore, Bob fait partie de mon quotidien, je l'écoute souvent. C'est dingue ce que sa musique peut être apaisante et porteuse d'espoir.

Quand ça va pas, prends une dose de reggae et lâche ton Prozac, saleté de parisien! Tu verras que même le pire des connards égocentriques te paraîtra altruiste. 

11 avril 2011

Keith, I keef you...

Sachez-le, j'ai plusieurs personnalités. Je suis en constante lutte entre mes différents moi. Il y la petite potiche qui aime et consomme beaucoup (trop?) de choses futiles (même si je ne pense pas qu'elles le soient) comme le maquillage, les vêtements et les chaussures, ce qui est en complète contradiction avec la manière dont j'ai été élevée, c'est-à-dire dans le respect et la valeur des choses (Papa, Maman, vous pouvez quand même être fiers, je trouve vous avez fait du bon travail :p). De l'autre côté, il y a la fille assoiffée de richesses culturelles, qui peut passer des heures à lire de bons bouquins, des journaux ou encore à regarder des films/docus, le tout avec les cheveux sales et attachés (le résultat ressemblant à un balais à chiottes) et sans maquillage. Oui, Monsieur!
Bref, tout ça pour dire que mon blog se veut généraliste. Or, ces temps-ci, j'ai posté un peu trop d'articles beauté/mode.

Aujourd'hui, je voudrais donc vous parler de ma dernière lecture : Life, l'autobiographie de Keith Richards dit Keef. Dois-je préciser qui est ce personnage? Je ne crois pas...

Life, Keith Richards avec James Fox (Ed. Robert Laffont)



Même si je n'ai pas hésité une seconde à acquérir cette autobiographie, j'avoue avoir redouté un énième récit relatant les excès en tout genre d'une rock star. Certes, la drogue occupe plusieurs pages du bouquin, mais en même temps, elle a fait partie du quotidien de Keith pendant des années, il ne peut donc pas l'occulter.
Le livre commence d'ailleurs par une petite anectode en rapport avec le sujet. Plantons le décor. Nous sommes en 1975, le jour de la fête nationale aux Etats-Unis, en Arkansas précisément. Bref, on se trouve chez les culs-terreux! A cette époque, les Rollings Stones sont considérés comme le groupe le plus dangereux de la planète. Ouais, dangereux... Et en plus de ça, ils ressemblent à des gonzesses.
Ronnie (Wood) et Keith se font interpellés par le shérif local alors qu'ils s'étaient arrêtés pour faire une pause-déjeuner, accompagnés de d'autres camarades. Keith nous raconte : "On était chargés comme des mules. J'avais une casquette en jean avec plein de poches bourrés de came. Les portières de la voiture étaient farcies de sacs de coke, d'herbe, de peyotl et de mescaline. Et maintenant, mon Dieu, comment allait-on se sortir de ce merdier?" (Je ne raconte pas la fin de l'histoire évidemment!).


Les débuts
L'auteur nous livre des détails sur son enfance, pas bien joyeuse : nous sommes en période d'après-guerre, à Dartford, où le quotidien des gens a été chamboulé par les bombardements.
Keith s'intéresse à la musique, en tant qu'auditeur au départ. Dans sa petite chambre, il tente de capter les dernières chansons en bidouillant l'antenne de sa radio. Puis, il grandit et veut faire de la guitare. Il écoute en boucle Jimmy Reed, Chuck Berry ou encore Muddy Waters. Bref, les plus grands.
C'est sur un quai de gare qu'il retrouvera un peu plus tard Mick (Jagger) qu'il connaissait vaguement pour avoir un temps habité le même quartier. Mick tenait un disque à la main, ce qui a intrigué Keith qui n'avait pas les moyens de s'offrir autant de disques qu'il le souhaitait.
A fur et à mesure, ils jouent ensemble, et forment avec d'autres un brouillon de ce qui deviendra, en très peu de temps, The Rolling Stones. Lorsqu'il nous raconte les débuts du groupe, Keith s'appuie sur ses écrits de l'époque, contenus dans un cahier.
"Mercredi 19 décembre.
Cette semaine, on a décroché un contrat pour jouer régulièrement au Flamingo, un night club de Wardour Street".
Le Marquee et le Station Hotel sont également des lieux qui accueilleront les premiers pas des Stones.
Ils vivent à plusieurs dans un appartement insalubre, ont recours au vol à l'étalage pour se nourrir et ainsi pouvoir économiser et investir dans des cordes, des amplis et s'offrir un bon batteur (Charlie Watts). Keith nous explique qu'il lui arrivait même de relier deux cordes cassées à l'aide d'un noeud pour n'en faire qu'une. Les Stones, c'était ça : des novices qui aimaient la musique, qui ont appris en écoutant et en décortiquant les meilleurs titres de l'époque et qui ont bidouillé amplis et guitares pour trouver des sonorités exploitables.

"On a signé un contrat avec Decca et, quelques jours plus tard, on était aux Studios Olympic, et on était même payés pour être là". 
La machine est lancée... Ils arrivent comme un boulet de canon.


Bien qu'il apprécie particulièrement les séances d'enregistrement en studio, Keith aime être sur scène: "Ca a toujours été comme le chien qui marque son territoire en pissant partout. Dès que je suis là-haut, plus rien n'existe". Et en effet, les Rolling Stones doivent marquer leur territoire à une époque où le rock n'est plus d'actualité, où le rythme'n'blues règne en maître. En plus quand on est blancs et androgynes, c'est encore moins évident...


Keith nous fait part de ses rencontres, des bonnes et des moins bonnes. Quoi qu'il en soit, ces rencontres (aussi bien avec des musiciens qu'avec des filles) auront toutes une influence sur la vie de Keith et sur la musique des Stones.

Pourquoi j'aime Keith et son livre
Non, il n'est pas seulement le père de Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes 3. Et il a fait d'autres choses à part se casser la figure du haut d'un cocotier...

Keith Richards, c'est un personnage incontournable du rock, une tronche marquée par les expériences de la vie. C'est une personne dotée d'une grande sensibilité à la fois humaine et musicale. C'est un travailleur acharné qui cherche sans cesse à améliorer son jeu et à découvrir de nouvelles techniques.
J'ai aimé ce livre car j'ai découvert des aspects de Keith que je ne connaissais pas. Life, c'est l'histoire d'une vie, d'un groupe et de cinquante ans de musique.


"Je ne fais pas ça pour l'argent ni pour vous. Je fais ça pour moi."

7 mars 2011

June Hill souffle sa première bougie!

©Crédits photo : Sarah Dufaure

Le 26 février dernier, j’ai eu l’occasion d’aller voir June Hill en concert au Bus Palladium, accompagnée de ma copine Alice.  
Le groupe y fêtait son premier anniversaire et pour résumer, je dirais qu’il y avait une très bonne ambiance et un réel échange entre les artistes et leur public (faut dire qu’on était chaud, chaud, chaud !)
C’est donc le moment pour moi de vous les présenter si vous ne les connaissez pas encore, et de faire un point sur cette première année avec une petite interview.

Rapidemment, June Hill, c’est qui?
Le groupe est formé de quatre mecs plutôt sympas, j’ai nommé : Tom, Amaury, Jérôme et Julien. 
Ils sont là pour faire plaisir mais surtout pour se faire plaisir. Et ça s’entend ! Sur scène, ils donnent le maximum et nous emmènent dans leurs univers pop/rock/folk/et plus si affinité. En effet, il est difficile d'enfermer JH dans une seule catégorie musicale et c'est ça qui est bien! On voyage grâce aux guitares acoustiques, au banjo, à l'harmonica,etc.
Parmi leurs influences, on compte Neil Young, Led Zeppelin, Ryan Adams, James Taylor, etc.
June Hill a déjà acquis une certaine notoriété et a notamment assuré la première partie de Puggy et de Cœur de Pirate.
©Crédits photo : Sarah Dufaure

Etant donné que Julien (le batteur), plus connu sous le sobriquet de « Youc », n’est autre que mon cousin, j’ai pu recueillir quelques informations essentielles!

L'interview.
helenepear : Hello Mr Youc! Comment ça va, là, tout de suite?
Youc : Euh, là maintenant? C’est un peu le bordel... C’est l’Anarchy in the Youcky! ;)

helenepear : Alors dis-nous tout, comment le groupe est-il né?
Youc : June Hill, c’est avant tout une histoire de potes (ouais, je sais, c’est peut-être un peu caricatural... mais c’est la vérité!).
Tom, Amo (les 2 guitaristes-chanteurs) et moi nous sommes rencontrés voilà plus de dix ans, autour de cette passion commune qu’était la musique et, il faut bien le dire, de nombreuses soirées copieusement arrosées!... Les années faisant leur travail, on a un peu perdu Tom de vue, tandis qu’Amo et moi avons depuis ce temps-là toujours joué ensemble dans différentes formations. Mais en juin 2009 (d’où «June»), Amo et Tom se sont rappelés cette vieille promesse de fonder un groupe un jour ou l’autre. Après quelques mois de compositions, ils ont ressentis le besoin d’ajouter une section rythmique à cette base folk. Amo a fait appel à moi pour la batterie, étant donné notre expérience commune. Jérôme était à l’époque son voisin du dessous, avec également plusieurs groupes à son actif en tant que chanteur-guitariste et, après quelques écoutes du projet June Hill, il a accepté avec joie de revêtir le costume de bassiste. On s’est très vite tous entendus musicalement et humainement, puisque moins de deux mois après nos débuts, on donnait notre premier concert parisien au Scopitone!

helenepear : Quand vous composez une chanson, comment ça se passe?
Youc : Mauvaise pioche : je suis le seul du groupe à ne pas composer véritablement! En général, les 3 autres proposent des compositions très abouties au niveau des mélodies et même du chant. Chacun enregistre ses idées chez lui et les propose aux autres. On les apprivoise ensuite en répétition, chacun s’approprie le morceau et façonne sa propre partie, on retouche éventuellement les textes, ou la structure du morceau, mais le travaille de compo est toujours rapide et efficace.

helenepear : Quel est ton meilleur souvenir avec le groupe?
Youc : Trop de bons souvenirs avec cette bande de crados... J’avoue que la semaine durant laquelle on a joué 3 fois en ouverture de Puggy était particulièrement énorme! 3 salles bondées, un public bien chaud, la rencontre avec les gars de Puggy, excellents musicalement comme humainement!... Et puis le dernier concert au Bus Palladium (auquel tu as participé!) était pas mal non-plus!

helenepear : Quel est ton morceau préféré de JH? 
Youc : Mon morceau préféré est "Young Girl"

helenepear : Et pourquoi ça?
Youc : C’est un morceau de notre premier EP, et un des premiers qu’on ait composé tous les 4. C’est un condensé d’un peu tout ce que j’aime dans ce groupe : une touche de blues, une touche de mélancolie «bayou», la grosse voix rocailleuse de notre Nounours national, et un final bien Rock sur lequel je peux maltraiter mes cymbales!... 

helenepear : Une petite anecdote rigolote à faire partager?
Youc : Encore une fois, je repense à la «semaine Puggy». On nous a appelé la veille de leur passage à Bordeaux pour savoir si on était dispo pour assurer la première partie!! Et re-belote le lendemain : «Hey, les gars, bien dormi? Vous êtes chauds pour rejouer avec nous ce soir à Toulouse? Bon, les balances sont dans 2h!... A tout’!». Et re-re-belote une semaine plus tard pour Nantes! A chaque fois, c’était la course! Mais c’était tellement bon!...

helenepear : Cinq mots pour qualifier l'aventure June Hill? 
Youc : Amis, Amour, Poils, Bayou, Sulfites. 

helenepear : Quels sont vos projets pour la suite?
Youc : On va retourner en enregistrement dans l’année pour mettre sur bandes les 12000 compos qu’on a en réserve et ressortir un nouveau CD le plus tôt possible. A part ça, notre rêve serait de faire notre prochain concert au Stade de France DANS le Stade de France, cette fois! Une première partie de Johnny serait un plus... ou Bigard, au pire. 

Merci beaucoup, cher cousin, de m'avoir consacré un peu de temps dans ton planning surchargé de Rock Star ;) J'apprécie.

Sachez que vous pouvez écoutez June Hill n'importe où! 
Pour ça, on se procure l'EP Pardon my french, disponible sur toutes les plateformes de téléchargement!
©Crédits photo : Sarah Dufaure

Vous n'en avez pas encore assez?
Alors retrouvez toute l'actualité du groupe sur:
 Et toutes leurs vidéos sur Youtube et Vimeo

Conclusion : Longue Vie à June hill!

21 février 2011

Romain Duris au Théâtre de l'Atelier

Du 19 janvier au 20 mars 2011

Romain Duris et moi, c'est une longue histoire!
Je l'ai découvert dans Le péril jeune (1994) et depuis je ne veux plus le lâcher! Alors quand j'ai appris qu'il était à l'affiche de La nuit juste avant les forêts et que je pourrais le voir pour de vrai, autant vous dire que je me suis précipitée sur l'occasion! 

Hier, 19h. Ma Môman et moi-même nous retrouvons au Théâtre de l'Atelier (Anvers, 18ème). C'est la première fois que je m'y rends et j'ai beaucoup apprécié l'endroit. Seul hic, on est assez mal placées. En même temps, des places en catégorie 3, faut pas s'attendre au grand luxe... Mais quand même! Situées tout en haut et quasiment tout à droite, on s'est tapées les projecteurs tout le long: obligées de se contorsionner pour apercevoir le quart d'un fragment du joli minois de Romain.

19h10, le théâtre, plein à craquer, est plongé dans le noir et Mr Duris apparaît dans un lit, à droite de la scène (pile là où notre champ de vision ne peut accéder donc...).


De quoi ça cause?
" Un homme tente de retenir par tous les mots qu’il peut trouver un inconnu qu’il a abordé au coin d’une rue, un soir où il est seul. Il lui parle de son univers. Une banlieue où il pleut, où l’on est étranger, où l’on ne travaille plus ; un monde nocturne qu’il traverse, pour fuir, sans se retourner ; il lui parle de tout et de l’amour comme on ne peut jamais en parler, sauf à un inconnu comme celui-là, un enfant peut être, silencieux, immobile." (site du théâtre de l'atelier).

Alors, ça fait quoi?
Puisqu'on est là pour parler franchement, le fait de ne pas bien voir a été problématique. J'ai parfois perdu le fil des diverses histoires que nous raconte l'acteur. Il faut dire aussi, que j'ai trouvé certains passages un poil long.
Au delà de ça et d'un bon torticolis, la performance du petit loup est plus qu'épatante, surtout qu'il est seul sur scène  pendant 1h30. Rien qu'au son de sa voix, bien forcée pour ce rôle, on se laisse transporter dans un univers sombre. Et pourtant, ce n'est ni plus ni moins que le reflet d'une société bel et bien existante.

A voir donc si on aime Romain Duris et si on a les moyens de se payer au moins une place catégorie 2, pour profiter à fond du jeu de l'acteur.

D'autres fans de Romain dans le coin? Aviez-vous entendu parler de la pièce?

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